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ASPERGES ROTIES TOUT SIMPLEMENT

 

 

 

L’heure des vacances scolaires a sonné, entre les sleep-over de la soeur de Noureiev et l’emploi du temps over-booké de l’ado, qui est passé entre nous soit dit de la lecture de Françoise Giroud à Transformer 2 au cinéma, vous avouerez qu’on a passé un cap ! Je me demande quand même si l’afflux hormonal n’aurait pas une incidence sur l’activité cérébrale !

Tout ça pour dire, que je n’ai rien d’éxuberrant à présenter en cuisine ces temps-ci. Rien que la recette du jour suscite toujours quelques réflexions du style :

- J’ai déjà mangé des légumes à midi ! (ça, c’est la soeur de Noureiev)

-On est obligé ?(là, c’est l’ado)

-C’qui est bon dans l’asperge, c’est la sauce !-dommage là, y’en a pas- (ça c’est le coloc)

Devant cet engouement, il faut être courageux pour persévérer. Pourtant quand c’est bon, je persiste !

Voici donc, ce à quoi je ne ressemblerai jamais (une asperge), et pourtant c’est pas faute d’en manger !

Si comme moi, quand vous êtes au régime (avec la cuisine et le sport, c’est mon passe-temps favori !), vous avez tendance à monter sur la balance toutes les 10 min, voire même la nuit (200g d’urine, c’est 200g en moins quand même !), l’asperge est votre alliée ! Evidemment on reconnaît facilement le mangeur d’asperge à l’odeur qu’il laisse aux toilettes (un peu le même ressenti, qu’à la belle époque où notre chère mère nous soignait avec des suppos bien gras au doux parfum d’eucalyptus. elle a toujours été persuadée que les médicaments étaient plus efficaces avalés par le bas !).
Tous ces légumes diurétiques ne sont malheureusement pas très glamour, j’en conviens ! Mais après tout si votre coloc est un fervent amateur d’andouille de Vire, c’est plutôt de bonne guerre ! Et cela laisse présager des soirées d’un érotisme torride !

 

Mis à part cela, j’ai découvert récemment une autre façon de consommer les asperges, plutôt que la traditionnelle cuisson à l’eau, je les fais griller. Je trouve cette option bien plus goûteuse. A vous de juger !

 

INGREDIENTS : (POUR 2 PERSONNES)

  • 2 bottes d’asperges vertes
  • de la fleur de sel ou du sel de Maldon
  • du poivre du moulin
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive

 

PREPARATION :

  1. Préchauffez votre four à 200ºC.
  2. Nettoyez et équeutez les asperges. Nul besoin d’éplucher les asperges vertes.
  3. Séchez-les avec du papier absorbant et disposez-les dans un plat large allant au four. Ne pas les chevaucher.
  4. Salez, poivrez et aspergez (notez que l’asperge a même son verbe ! La classe !) d’huile d’olive. Mélangez bien vos légumes (avec vos mains) de façon à bien répartir sel, poivre et huile d’olive.
  5. Enfournez pour 15 à 20 minutes. Mélangez en cours de cuisson.
  6. Vous pouvez également faire griller vos asperges au barbecue.
  7. Servez avec des oeufs mollets ou bien une omelette comme ici.

 

 

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ENTREMET A LA NOIX DE COCO ET AU CITRON VERT

 

 

Cette crème à la saveur délicate et exotique nous vient tout droit de……………………………………………………………Laval (France).

Ma mère compte aux nombres de ses addictions (à part moi bien sûr !), les jeux de cartes en tout genre. Chaque semaine elle se retrouve avec un petit groupe d’amis autour d’une table pour jouer, et puis quand l’heure du goûter approche (les vieux, c’est comme les enfants, ça goûtent !) on reprend des forces à grand coup de gâteux gâteaux, cakes, tartes et j’en passe -sauf les carambars, connus pour leur capacité à décrocher les dentiers- C’est comme cela que l’une des comparses, Raymonde pour ne pas la nommer, a fait découvrir cette recette à toute la compagnie. Ce fut une révélation pour ma mère, qui en bon petit soldat me l’a transmise. Voilà pour la petite histoire.

Qui n’a jamais mangé une noix de coco fraîche, ne connaît définitivement pas le véritable goût de ce fruit. La noix de coco râpée ou déshydratée et autres produits dérivés se situant à des années lumières de la réalité gustative du fruit. Mais attention, cela se mérite, n’ouvre pas une noix de coco qui veut ! Ce fruit d’une nature assez récalcitrante, ne se laisse pas apprivoiser facilement. Ceci dit, si comme moi, vous vivez avec Action Man, cela ne devrait pas vous posez de problème (bien que que ce ne soit pas là, ces outils de prédilection, le sieur donne plutôt dans l’électrique, multiprises, rallonges, télécommandes… J’ai d’ailleurs parfois à redire sur tous ces appareils, qui transforment le salon en générateur EDF. Et encore je dois m’estimer heureuse quand on s’est connu,(”dans l’autre siècle!” dixit junior !) il passait ses soirées à faire de la soudure.

Le kit ci dessous, vous permettra donc de venir à bout assez aisément de la noix de coco.

 

 

INGREDIENTS : (pour 6 à 8 ramequins)

  • 1 noix de coco
  • 1/2 boîte de lait concentré sucré
  • 1 gousse de vanille
  • 1 cuillère à café d’agar agar (recette originale faite avec des feuilles de gélatine)
  • le zeste d’1 ou 2 citrons verts
  • 3 ou 4 fruits de la passion mûrs donc tout cabossés !

 

PREPARATION :

  1. Ouvrir la noix de coco, c’est à peu près là toute la difficulté de la recette. En fait, c’est plutôt simple. A une extrémité de la noix, se trouvent 3 points noirs, il suffit de percer 2 trous sur ces marques avec un tournevis et un marteau. Ensuite vous retournez la noix sur un récipient du style verre doseur pour y récolter l’eau de coco.
  2. Vient le moment crucial, plusieurs options :
    • A) jeter la noix violemment par terre (idéal, si vous habitez La Défense, et que vous n’appréciez pas votre voisin)
    • B) avec un marteau et un tournevis, faîtes des trous réguliers autour de la noix de coco (option choisie)
    • C) allez consulter la technique de monsieur Marmiton ici,
    • D) certains conseillent de passer la noix au four à 200ºC une quinzaine de minutes, elle s’ouvrirait plus facilement (pas vérifié)
  3. Quand finalement vous avez réussi à ouvrir l’engin, il ne vous reste qu’à en prélever la chair. A chaque fois j’ai réussi à tout décrocher d’un seul coup en glissant les doigts entre la chair et la coque.
  4. Mettez la chair et l’eau de coco dans le blender et mixez le tout, le plus finement possible. La recette originale filtre le mélange, pour n’en garder que la partie liquide. N’ayant pas compris de suite cette subtilité, j’ai toujours conservé la chair, ce qui change la texture de la crème. A vous de voir, j’essaierai sans doute la version filtrée, mais j’avoue beaucoup aimer la version avec la chair, sans doute un peu plus rustique et riche.
  5. Prélevez la moitié de la préparation et mettez-la dans une casserole, avec 100ml d’eau. Ajoutez l’agar-agar. Remuez et faîtes chauffer quelques instants à partir de l’ébullition.
  6. Reversez cette préparation dans le blender puis complèter avec le lait concentré, le zeste des citrons et les graines de la gousse de vanille (ouverte en 2 dans le sens de la longueur, et grattée avec la lame d’un couteau.)
  7. Remplissez des petits ramequins avec la crème et laissez prendre au frais quelques heures.
  8. Si ça vous chante, démoulez.
  9. Cet entremet peut se manger nature, mais j’aime bien le servir avec 1/2 fruit de la passion.

 

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TARTE AU CHOCOLAT-CARAMEL AU BEURRE SALE-NOIX DE PECAN

 

 

Chose promise, chose due, le dessert au chocolat qui assomme les papilles, le cerveau, l’humeur, et accessoirement la balance, arrive chez vous. Amis diabétiques, régimeurs en tout genre, abonnés aux hippopotames anonymes, passez votre chemin. Ce qui suit n’est malheureusement pas pour vous. Par contre tous les dépressifs (ok, c’est souvent les mêmes, choisissez bien votre camp aujourd’hui !), les amoureux du chocolat, des desserts, de la sensualité, de la vie quoi ! Vous devrez y trouver votre compte. Aujourd’hui Il ne sera question ni de belle-mère, de coloc, de gnomes en tous genres, ni de chirurgie esthétique et encore moins de la déforestation.

L’heure n’est pas à la plaisanterie, il est des sujets pour lesquels l’humour n’a pas de place. Cette tarte au chocolat de Pierre Hermé en fait partie. De là, à dire que plus je plaisante plus la recette qui suit est douteuse, il n’y a qu’un pas, que je ne franchirai pas !

Ca faisait bien longtemps qu’une recette de dessert au chocolat ne m’avait tant enthousiasmée. Pourtant, au titre, je craignais un dessert un peu écoeurant. Mais non, certes, ce n’est pas une quiche, on n’en sert pas un quart à chaque convive ! C’est bien meilleur détaillé en petits carrés. Tout est là :

1) le chocolat, en ganache, dans son plus simple apparat, donc bien présent.

2) le caramel, avec le petit kick apporté par la fleur de sel.

3) les noix (caramélisées aussi) pour le croustillant.

Mercotte, qui a récemment assisté à une master class de pâtisserie avec notre ami Pierrot, a publié pour l’occasion une recette de tarte au chocolat aux cacahuétes de notre Maître. Comme elle a beaucoup plus le sens de l’à propos que moi (et elle se lève plus tôt aussi !), elle a publié sa recette pour  Pâques ! Je testerai sa version prochainement.

En attendant, j’ai trouvé la recette dans le livre “confidences sucrées” de Julie Andrieu et Pierre Hermé.

Petit aparté :

-J’ai remplacé les noisettes (difficiles à trouver ici) par des noix de pécan.

-utilisez de préférence un moule à fond amovible.

-la recette semble longue, mais il s’agit d’étapes de quelques minutes chacune qui peuvent se dissocier, et se répartir sur 2 jours.

-si la ganache au chocolat ou le caramel devenaient trop compactes en refroidissant, vous pouvez leur rendre une texture souple en les passant quelques instants au micro-onde ou au bain-marie.

-la tarte se conserve aisément 3 à 4 jours.

 

A vos tabliers !

 

INGREDIENTS :

1- LA PATE SUCREE (pour 1 grande tarte, congelez le surplus)

  • 250g de farine à pâtisserie
  • 150g de beurre à température ambiante
  • 90g de sucre glace
  • 30g de poudre d’amande
  • 1 oeuf
  • 2 pincées de fleur de sel
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille ou les graines d’une petite gousse de vanille fendue en 2 et grattées avec la lame d’un couteau.

2- LES NOIX CARAMELISEES

  • 150g de noix de pécans
  • 100g de sucre en poudre
  • 30g d’eau
  • 1 noix de beurre demi-sel
  • 3 pincées de fleur de sel de guérande

3- LA GANACHE AU CHOCOLAT AU LAIT

  • 200g de crème fleurette
  • 300g de chocolat au lait (jivara de Valrhona étant l’idéal, sinon un chocolat au lait à pâtisserie)

4- LE CARAMEL MOELLEUX

  • 100g de sucre en poudre
  • 10g de glucose en poudre (en pharmacie) ou 20g de glucose liquide, peut-être retiré sans trop de dommage, dixit Mercotte !
  • 20g de beurre demi-sel
  • 100g de crème fraîche liquide

 

PREPARATION :

 

LA PATE SUCREE

ETAPE 1 : peut se faire plusieurs jours à l’avance, si vous choisissez de congeler la pâte.

  1. Tamisez séparément la farine et le sucre glace.
  2. Cassez et battez légèrement l’oeuf.
  3. Mettez le beurre coupé en petits morceaux dans le bol du robot muni de la lame plastique. Mixez jusqu’à ce que le beurre soit souple.
  4. Ajoutez dans l’ordre le sucre glace, la poudre d’amandes, le sel, la vanille, l’oeuf et la farine. Mixez en donnant des impulsions jusqu’à ce que la pâte forme une boule. A ce moment-là, arrêtez le mixeur car la pâte perdrait sa délicat texture sablée.
  5. Enveloppez le pâton dans un film transparent. Aplatissez-la légèrement avec la paume de la main. Laissez reposer au frais au moins 4 heures. Vous pouvez congeler la pâte, si vous choisissez de faire la tarte un autre jour.

 

LES NOIX CARAMELISEES : peut se faire plusieurs jours voir semaines à l’avance, se conservent bien dans une boîte hermétique.

  1. Préchauffez le four à 170ºC (th 5-6). Répartissez les noix sur la plaque du four. Glissez dans le four et laissez griller 12 à 15 minutes.
  2. Pendant ce temps, portez l’eau et le sucre à ébullition, dans une casserole à fond épais. Laissez-le cuire jusqu’à 118-120ºC au thermomètre. Jetez aussitôt dessus les noix encore tièdes.
  3. Retirez la casserole du feu. Mélangez avec une cuillère en bois pendant environ 2 minutes.
  4. Remettez la casserole sur feu moyen, et sans cesser de remuer, laissez-les caraméliser jusqu’à ce qu’elles soient d’une belle couleur ambrée foncée.
  5. Retirez aussitôt la casserole du feu, et ajoutez la noix de beurre et la fleur de sel, en prenant garde aux éclaboussures bouillantes.
  6. Mélangez et versez les noix sur une plaque antiadhésive. Laissez-les refroidir.

 

LA PATE SUCREE

ETAPE 2 :

  1. Beurrez votre moule à tarte.
  2. Poudrez légèrement la pâte de farine. Posez-la  entre 2 feuilles de film transparent ou bien de papier sulfurisé.
  3. Etalez-la uniformément sur une épaisseur de 2,5 cm. Enroulez la pâte à demi sur le rouleau, et déposez-la dans le moule.
  4. Passez le rouleau sur les bords pour retirer l’excédent de pâte. Du bout des doigts faites adhérer la pâte contre les bords du moule.
  5. Piquez le fond de tarte avec une fourchette. Faites reposer au frais pour 30 minutes supplémentaires.

 

LE CARAMEL MOELLEUX

  1. Portez la crème à ébullition, et retirez-la du feu.
  2. Dans une autre casserole à fond épais, faites fondre le sucre en poudre avec le glucose. Laissez-le caraméliser jusqu’ à ce qu’il soit d’une couleur ambrée foncée. Retirez la casserole du feu.
  3. Ajoutez le beurre puis la crème dans le caramel. Mélangez vivement en prenant garde aux éclabousures bouillantes.
  4. Remettez la casserole sou le feu et laissez cuire jusqu’à ce que le thermomètre indique 108ºC ou comptez 3 minutes précises à partir de l’ébullition. Retirez du feu.

 

LA PATE SUCREE

ETAPE 3 :

  1. Préchauffez le four à 180ºC (th 6).
  2. Recouvrez  la tarte d’un feuille de papier sulfurisé, puis de haricots secs ou n’importe quoi qui permette une cuisson à blanc.
  3. Enfournez pour 18 minutes. Sortez la tarte du four, retirez le papier et les haricots.
  4. Remettre la tarte dans le four pour 8 minutes supplémentaires, qui permettront de cuire le fond.
  5. A La sortie du four, démoulez le fond de tarte et laissez-le refoidir sur une grille.

 

LA GANACHE AU CHOCOLAT AU LAIT

  1. Hachez le chocolat au lait. Mettez-les dans une jatte.
  2. Dans le même temps, portez la crème à ébullition.
  3. Versez-la en filet sur le chocolat, en commençant par le centre de la jatte. Mélangez avec une cuillère en bois lentement jusqu’à ce que la ganache soit souple et lisse.

 

L’ASSEMBLAGE

Mettez les noix dans un sac congélation et concassez-les grossièrement avec un rouleau à pâtisserie.

Versez le caramel moelleux sur le fond de tarte refroidi. Parsemez de la moitié des éclats de noix.

Gardez au réfrigérateur pour une demie heure, avant de garnir la tarte à ras bord de ganache au chocolat au lait. Répartissez le reste des noix sur le dessus. Placez une dernière fois au frais pour 1/2 heure.

Si vous avez préparé la tarte à l’avance, sortez-la du réfrigérateur 1/2 heure avant de la déguster.

 

ENJOY !

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MOUSSAKA A LA FETA ET A LA MENTHE

 

 

Une recette pour dentier en détresse. Pour peaufiner mon étude sociologique, j’ai récemment testé pour vous le dentiste américain. Bilan : sur un standard français j’avais les dents plutôt blanches sur une base américaine…………jaunes ! Qu’à cela ne tienne, j’y allais pour une carie. Tellement cariée d’ailleurs que ça m’a coûté une couronne. Accueil très chaleureux, et tout et tout. Là où ça se gâte, c’est quand une gentille assistante te propose de te mettre un film (écran géant dans chaque box). Forcément tu acceptes, histoire d’en avoir pour ton argent, vu qu’on vient tout juste de t’annoncer le prix de la couronne (et à ce prix là, tu te demandes si tu fais pas une erreur en prenant celle en céramique plutôt que celle en or !). Tu acceptes aussi parce que jusqu’à présent quand tu allais chez le dentiste, la seule chose qu’on te proposait de faire c’était de tenir l’aspirateur à salive. Et te voilà quelques instants plus tard, la bouche écartelée, le dentiste qui s’éclate sur ta carie (il en a pas vu depuis longtemps, le bougre ! l’américain se faisant inspecter la bouche tous les 3 mois, la carie commence tout juste à se développer, qu’il en est déjà à son 3ème détartrage de l’année). Et malheureusement pour toi, tu as beau gesticuler, et tenter de marmonner quelques mots, personne ne comprend où tu veux en venir, et cette fois-ci, c’est même pas à cause de ton accent de pingouin. Tu ne peux plus dire à l’assistante que t’aimes pas les films catastrophes, et que la prise d’otages dans un avion, les bains de sang, et l’accent russe du méchant, ça t’aide moyen à te détendre. Alors tu subis la boucherie bucco-dentaire et le pire cinéma américain en même temps !

Quand tu ressors du cabinet dentaire, tu as envie de pleurer (aussi à cause du film !) tu as 23 de tension, et le sourire de Jean Chrétien (ministre québécois). Finalement tu arrives chez toi, pour relaxer, et là ton coloc, qui t’attend depuis trop longtemps apparemment, te demande d’articuler quand tu lui expliques pourquoi t’es à la bourre.

 

Alors pour te venger tu remplis le formulaire pour te faire blanchir les dents (non-remboursé, of course !).
 

Et le soir tu fais la moussaka de BBC Food, parce que 1) elle est super bonne et 2) c’est mou !
 

INGREDIENTS : pour 4 personnes

  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 oignon finement émincé
  • 2 gousses d’ail écrasées
  • 600g d’agneau haché
  • 400g de tomates coupées en dés
  • 2 cuillères à soupe de concentré de tomates
  • 2 cuillères à café de cannelle (pas mis! la prochaine fois je mettrai du cumin)
  • 200g de fèta
  • 1 ou 2 aubergines
  • 3 cuillères à soupe de menthe émincée (petite touche anglaise sur la moussaka, mais qui apporte de la fraîcheur à l’affaire !)

 

PREPARATION :

  1. Préchauffez le four à 180°C. Détaillez les aubergines en tranches de 1/2 cm. Disposez-les sur la plaque du four côte à côte. Badigeonnez-les avec le pinceau imbibé d’huile d’olive.
  2. Enfournez pour une dizaine de minutes, le temps de colorer légèrement les aubergines. Retournez-les pour dorer l’autre face.
  3. Faîtes chauffer l’huile dans une large poêle. Faîtes colorer les oignons, quelques instants, ajoutez l’ail hachée, puis l’agneau.
  4. Quand la viande est bien dorée, ajoutez les tomates, et le concentré. Salez et poivrez. Laissez mijoter une quinzaine de minutes.
  5. Versez 1/3 de cette préparation dans un plat à four, déposez une couche d’aubergines dessus, alternez la viande et les aubergines ainsi de suite. Finissez par la viande,  parsemez le plat de féta émiettée et de menthe.
  6. Ce n’est pas spécifié dans la recette, mais on peut passer le plat quelques minutes sous le gril du four, histoire de colorer un peu le fromage. C’est toujours ce que j’ai fait jusqu’à présent.
  7. Servez avec des pains pitta.

 

PS : Je vous reviens d’ici quelques jours avec une recette au chocolat, qui déch……….. ta m…….re ! Excusez cet écart de langage, mais ça qualifie le résultat plus justement que excellente, délicieuse, succulente……
 

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PAIN AU LAIT-DOOWAP

 

 

 

Quand je veux parler beau ou me laver la bouche de toutes ses insanités déversées devant mon four , j’essaie de placer le plus possible de “nonobstant” dans mes phrases. C’est un mot de la langue française que j’aime beaucoup, il a une sonorité assez loufoque, et seuls les préposés aux impôts l’utilisent (mais dans le courrier uniquement, “nonobstant” s’écrit mais se dit peu !).  Je l’ai découvert il y a quelques années en regardant le cultissime “les convoyeurs attendent “.
 

 

 


Je sais c’est tard, mais quand d’autre s’enthousiasme pour Antigone d’Anouilh, jusqu’à nous sortir la tirade de Créon à toutes les sauces, voir demande à leur grand-mère de leur rapporter “leçons particulières” de Françoise Giroud  ; ben moi à 13 ans je finissais à peine la bibliothèque rose pour me lancer à corps perdu dans le Yoko Tsuno. Y’a pas de honte, mais quand même Françoise Giroud !?!!!?Antigone quand à elle, m’avait saoûlée fortement, trop de jérémiades et de pleurnicheries à mon goût, trop de malheur. Pourtant le malheur, je connaissais déjà bien, je regardais tous les jours La Petite Maison dans la Prairie, et ma mère pleurait tout ce qu’elle savait devant Jacquou le Croquant (c’était avant Jean-Luc Delarue !).

Pourquoi, je vous parle de tout ça déjà ?

Ah oui ! Je parle beaucoup en cuisinant, et souvent c’est pas du Rimbaud, plutôt du Gordon Ramsay (pour ceux qui ne connaîtraient pas un célèbre cuistot anglais dont le talent culinaire n’a d’égale que sa vulgarité, j’aime beaucoup). Et alors ? Quel rapport ? Où veut-elle en venir ? Au pain au lait…..Ribot découvert chez Metsaventures, mais j’ai perdu le fil….. Ils sont extras, et personnellement je les préfère à la brioche. Ils ont été fait et refait de nombreuses fois. Le lait Ribot, babeurre ou buttermilk fait partie maintenant de mon kit de survie essentiel.

 

INGREDIENTS : (pour 6 ou 7 petits pains)

 

  • 250g de farine (55 ou 65)
  • 100g de lait ribot
  • 1 sachet de levure de boulanger
  • 1 oeuf + 1 pour dorer
  • 30g de sucre ou miel
  • 5g de sel
  • 30g de beurre à température ambiante.
  • pépites de chocolat pour la version Doowap

 

PREPARATION :

 

 

  1. Dans le bol du robot muni du pétrin, mélangez 125g de farine avec la levure, à vitesse 1.
  2. Mélangez l’oeuf et le lait ribot ensemble. Versez sur la farine, en remuant à vitesse 2.
  3. Complétez avec les 125g de farine restant, puis le sel et le sucre. Pétrissez quelques minutes jusqu’à ce que la pâte se détache des parois du bol du robot.
  4. Puis ajoutez  le beurre coupé en petits morceaux, pétrissez 10 minutes. La pâte doit être élastique et non collante.
  5. Couvrez le bol d’un film, et laissez lever 1h à 1h30.
  6. A la fin de la première levée, écrasez la pâte avec la paume de la main. Reformez une boule et mettez la au frais pour au moins 1/2 heure, plus c’est mieux.
  7. A la sortie du frigo, divisez votre pâton en morceaux de 70g, auxquels vous incorporez les pépites si vous voulez la version doowap. Laissez la pâte se détendre quelques instants et façonnez vos petits pains.
  8.  Posez-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Couvrez d’un linge et laissez lever 1h30.
  9. Préchauffez votre four à 210°C.
  10. Dorez à l’oeuf battu avec 1 à 2 cuillères à soupe de lait. Incisez avec des ciseaux à bouts pointus.
  11. Enfournez, baissez la température à 180°C. Cuire 15 minutes.
  12. Vous pouvez les congeler quand ils sont froids.

 

 

 

 

 


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