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CREPES

 

 

 

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Noël, c’est fait, c’est du passé, j’avais commencé un article style conte de Noël, pour la présentation du dessert du moment, le gâteau entremet à plusieurs couches.
Ça commençait comme ça, quelques paroles échangées entre mère et fille à la sortie de l’école, juste pour échapper à la monotonie du quotidien :

- »On dirait qu’en sortant de l’école une jolie carriole attelée nous attendrait.«

- »Ha, oui, bonne idée, et puis il neige ! (je sais toujours les mêmes clichés, mais c’est tellement bon, c’est comme un interrupteur qui déclencherait un rêve instantané ), et la carriole est sur des skis, c’est plus agréable. Evidemment , il fait nuit, sinon les illuminations on ne les verrait pas ! »

- »Comme, il fait froid notre chauffeur de carriole nous sert un chocolat chaud, et nous donne des couvertures, la route va être longue… »

Nous voilà sirotant, traversant Londres tranquillement, ballotées mais enchantées…

Mais voilà, le temps passe comme les bus, donc la suite au prochain Noël…En attendant, la recette de pâte à crêpe, qui fait des crêpes à trous que si je l’avais découverte plus tôt, j’aurais sans doute appelé mes enfants Loïc, Erwann, yannick ou Gwennaël et on habiterait à Lescouët-Gouarec. Extraite du livre « concentré de délices » de Philippe Conticini, et à forte concentration en oeuf, mais le résultat en vaut la chandeleur, si je puis me permettre.

 

INGREDIENTS :

 

    • 4 oeufs entiers
    • 1 jaune d’oeuf
    • 1 pincée de sel
    • 30 g de sucre
    • 2 cuillères à soupe de crème fraîche
    • 40 g de beurre fondu tiède
    • 170 g de farine tamisée
    • 1 splash de calvados, armagnac, rhum…
    • 1/2 litre de lait entier
 

PREPARATION :

 
    1. Fouettez ensemble énergiquement les oeufs entiers, le jaune, le sel et le sucre, faîtes blanchir le tout légèrement.
    2. Ajoutez les cuillères à soupe de crème fraîche et le beurre fondu.
    3. Versez en pluie la farine, et mélangez intimement.
    4. Ajoutez l’alcool, puis petit à petit le lait en mélangeant bien.
    5. Laissez reposer la pâte 2 heures à température ambiante.
    6. Si vous la trouvez un peu trop épaisse après le temps de repos , ajoutez-y un peu d’eau pour la diluer, et versez-la dans un pichet avec bec verseur ( plus pratique que la louche qui goutte partout !)
    7. Préparez un ramequin avec du sopalin légèrement imbibé d’huile (arachide ou tournesol).
    8. Faîtes chauffer une poêle à crêpes, quand elle est bien chaude, passez un coup de sopalin pour graisser légèrement votre poêle, et la suite vous connaissez…
    9. Dernier détail couvrez vos crêpes pour ne pas qu’elles déssèchent.
 

petite parenthèse : mon conte de Noël est plus que jamais d’actualité, puisqu’il neige enfin… j’ai tenté l’igloo à playmobil……….structurellement on m’a dit que c’était plus proche d’une alcôve à sainte vierge…

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PAPILLOTE DE HADDOCK, nom d’un olibrius !

 

 

De retour en Albion, je me devais de vous proposer un produit local, j’ai bien songé un instant mettre du haggis (panse de brebis farcie)dans l’assiette de mes mérinos mal peignés. Mais la tripaille et moi ça fait 2, plus sobre du Haddock, poisson très usité de ce côté-ci de la Manche, mille sabords. Pour la préparation, une petite nostalgie américaine…j’ai trouvé cette recette dans le cooks illustrated.

Vous suivez toujours bande d’ectoplasmes ! D’abord, un bref topo sur notre retour : LE BORDEL , foix d’amiral de bateau-lavoir ! Et encore ça ne reflète pas vraiment une réalité génératrice d’un niveau de stress très élevé.  Nos mouvements de troupes de pignoufs, d’habitude si bien huilés, ont été d’un grand amateurisme…Ou alors, je vieillis !….Les quarante ont sonné pour moi récemment, peut-être un signe ! D’ailleurs, j’ai remarqué comme le ton des cartes et autres voeux a changé, d’abord, t’en reçois des cartes ! chose étrange, puisque d’ordinaire il n’y a que edf et les impôts, ces extraits de cornichon, pour t’écrire le jour de ton anniversaire, donc louche….Quand au contenu, on est plus proche du soutien et de la compassion, finie la fête ! Heureusement mon moule à gaufres préféré a eu 9 ans, alors obligés qu’on était, de faire la fête !

Pour ce qui est du déménagement, je vous épargne tous les détails, allez juste un pour le fun…Le container devait mettre 6 à 8 semaines pour arriver, du coup, on se disait, Vercingétorix de carnaval que nous sommes, qu’on avait le temps de voir venir pour trouver un toit. Sauf qu’il n’a mis que 4 semaines, le bougre d’anacoluthe, la prochaine fois je leur demanderai de passer au large de la Somalie, mais que font les pirates d’eau douce ? et que, ben, on était pas prêts ! Pas de maison…..pas de container ! Gloups !

C’est donc dans la précipitation que mon coloc a trouvé une petite maison, charmante dans un quartier très chouette, côté surface, on a perdu une bonne moitié de m2 par rapport aux US, mais bon, l’avantage c’est que c’est plus facile à ranger, tout est à porter de bras, t’as juste besoin de pivoter !

D’ailleurs la recette qui suit n’en est que plus simple :

 

INGREDIENTS : pour 4

  • 80g de beurre ramolli
  • le zeste d’un citron
  • 1 ou 2 gousses d’ail pelée (s)
  • quelques pluches de thym et du persil finement émincés
  • sel et poivre
  • 2 carottes, épluchées et coupées en julienne
  • 2 blancs de poireau également détaillés en julienne
  • 1 splash de vin blanc
  • 4 filets de haddock ou cabillaud
  • 8 carrés de feuilles aluminium

 

PREPARATION :

  1. Mélangez à la fourchette le beurre préalablement ramolli avec l’ail, du sel, du poivre, le thym et le persil (gardez quelques pluches que vous parsèmerez sur vos filets de poisson cuits)
  2. Faites blanchir vos légumes 2 minutes à l’eau bouillante. Egouttez-les, et assaisonnez-les.
  3. Préchauffez votre four à 220ºC.
  4. Pendant ce temps, découpez vos feuilles d’alu en carré d’environ 30cm de côté.
  5. Placez-les sur votre plan de travail, et disposez au centre de chacune, 4 parts égales de légumes.
  6. Versez un trait de vin blanc sur vos légumes, puis posez vos filets de poisson.
  7. Etalez 1/4 du beurre parfumé sur chacun des filets.
  8. Placez une seconde feuille d’aluminium sur le poisson et pliez les bords de vos feuilles ensemble, comme un revers d’environ1 cm, pliez encore 2 fois.
  9. Enfournez vos papillotes pour environ 15 min (plus si vos filets sont épais).
  10. Ouvrez vos papillotes et parsemez votre poisson de quelques pluches de persil.

 

Bon appétit bande de vandales* !

 

Qu’on ne s’y trompe pas les vandales étaient un peuple « barbare », d’après les romains (en fait c’est juste parce qu’ils ne parlaient pas le latin, un peu comme mes enfants qui sont aussi des barbares, voir même des vandales, mais au sens plus large des termes !). Pourquoi, je sais cela ? parce que je passe beaucoup de temps dans les transports, et que je mets à profit ce temps pour faire les devoirs de mon gnôme, et figurez-vous que dernièrement on a révisé LES INVASIONS BARBARES ET LA CHUTE DE L’EMPIRE ROMAIN D’OCCIDENT (programme CM1) C’est là que j’ai découvert l’inventaire de ces peuples, aux noms si doux : wisigoths, huns, suèdes, francs, vandales…dont les chefs avaient également des patronymes plutôt singuliers, Aetius, Attila, Théodoric, Odoacre, Romulus Augustule, qui se sont écharpés lors de la bataille des champs catalauniques (comment ça en jette !!! Sauf que dans notre vie de maintenant, c’est juste un bled entre Troyes et Châlons en Champagne !)

Toute cette culture et ces sonorités me ramènent invariablement au capitaine Haddock ! Chacun ses références ! En tout cas, quand tu connais les insultes d’Archibald Haddock, tu connais déjà presque tout ton cours !

La prochaine fois, je vous explique comment on a révisé Clovis en écoutant un vieux disque d’Annie Cordy !

 

Un de mes livres préférés :
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GRANOLA

 

 

 

Quelques jours de célibat orchestrés par mes soins, big bother à Washington en voyage scolaire, histoire de conseiller Obama sur ses réformes bien trop timides pour mon goût marxiste-léniniste, et Bianca Castafiore subtilement refourguée à une copine qui me devait une fière chandelle. Cause qu’elle a osé m’envoyer accompagner sa fille, qui a eu l’extrême privilège d’être sollicitée pour jouer de la Harpe dans un épisode de Glee-cérine (désolée, j’peux pas m’empêcher !). Pour les incultes, il s’agit de LA SERIE américaine du moment, un genre Fame version Hollywood. Donc, la mère de la jeune fille (que nous nommerons la reine d’Angleterre, la mère, hein, pas la fille), submergée d’émotions et d’enthousiasme quand elle a appris la nouvelle : « * Te rends compte, quelle chaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnnce, han ! un truc de malade !!!!!!!!!et blah et blah blah blah, ………………..ouais, mais y’a un hic, on part en voyage, justement cette semaine là. Et d’ailleurs, en plus de me garder mes lardons (en fait, elle les appelle pas comme ça, surtout qu’ils sont physiquement une version plutôt anorexique de l’américain, c’est juste moi !), je me demandais, si tu serais ok pour l’accompagner, la chaperonner, la chouchouter, la rassurer (autant de domaines dans lesquels j’excelle !!!)………… » J’ai d’abord essayé de dire non, mais…….., ensuite de trouver tout un tas d’alternatives, mais bon finalement…………ben, disons les choses, j’ai pas vraiment eu le choix, sinon que de perdre des amis, alors j’ai laissé parler mon coeur (si, si, à gauche des poumons j’ai un truc qui me secoue la cage thoracique, et certains jours plus vite que d’autres, ça doit vouloir dire que j’ai des sentiments, en tout cas, c’est comme ça que je l’interprète, sinon c’est juste de la tachycardie….). Après avoir ouvert mon coeur de la sorte, je suis retombée de mon nuage de gentillesse, et les heures qui ont suivi ce coup de fil n’ont été qu’un long fleuve de grossièretés et d’injures en tout genre contre les shows tv, ces gros batards qui exploitent la naïveté de ces ados et leurs talents, vont me faire lever aux aurores, nourrissent un capitalisme dégénérescent, ramollissent des cerveaux déjà mous,et, et, et, j’ai pas envie d’y aller. Passés ces moments de révoltes intimes, le jour j est arrivé. Lever à 5h30, rendez-vous 7h30 hors de ma confort zone de conduite (c.a.d. au delà de 15 min de route !), sur place un bus nous attend pour nous emener avec le reste de la troupe d’ados, qui se connaissent déjà, et ont l’air vraiment décontractés…….eux !!!!!!!!!

On monte dans le bus avec chérie jolie, dont le teint livide ne laisse rien présager de bon….On n’avait pas fait 100 m, qu’elle me dit se sentir mal.

Connaissez-vous l’équation suivante  ?

 

BUS  +  STRESS  +  LEVER MATINAL  =    VOMI

 

Je respire, je reste calme, on est entouré de gens qui comptent beaucoup sur nous.

3 solutions :

1) tu l’engueules, parce que c’est pas le moment de psychoter, et tout à l’heure sur le parking, il y avait des toilettes et tu lui as proposé de l’accompagner,et elle a refusé et bla bla bla bla….

Problème inhérent au 1) : C’EST PAS TA FILLE, alors tu peux pas te lâcher….

2) tu plonges, tête la première dans ta besace, en quête de, je sais pas moi, un sac plastique, des kleenex, enfin n’importe quoi pour parer le désastre qui s’annonce dans la minute.

Problème inhérent au 2) : la besace, que tu appelles sac à main, sous une apparente féminité (quoique certains trouveront à redire !) n’est qu’un sac poubelle dissimulé où croupissent joyeusement des tickets de caisse (beaucoup), des mini-bn écrasés, des schwing-gum machouillés et remis dans le papier, des stylos qui fuient, des carnets (plein), des post-it avec des numéros de tél ou des adresses, mais sans nom (comme ça t’es sûre de pas être tentée de rappeler), des clés qui rayent des lunettes de soleil, des playmobils, un téléphone sans batterie, la liste est longue et non exhaustive. Vous en conviendrez, nous sommes plus proche de Handybag que de Louis Mouton. Reste que justement tu peux proposer ta besace en tant que sac à vomi, mais j’aurai perdu ma glamour attitude du moment.

3) tu laisses la jeune fille se débrouiller et tu l’aides tant bien que mal.

J’ai choisi l’option 3, et j’ai bien fait, la demoiselle nous a sorti de son sac, un petit sac en papier, comme celui des avions, dont je me demande à chaque fois s’il est vraiment étanche ! Autant vous dire que j’étais méga impressionnée, par tant d’organisation…Enfin après réflexion, je me suis dit, qu’on aurait pu me prévenir du vice caché….mais d’un autre côté, je comprends qu’on ne m’ai pas prévenue….La suite, c’est qu’après avoir dégueulé (c’est pour changer de vomi !), t’aime bien t’essuyer la bouche, et là, ben, là, y’avait une vraie faille dans son organisation de championne…..point de mouchoirs…..A ce moment précis, mon rôle de chaperon a touché comme une espèce de paroxysme…….j’ai sorti de ma poubelle besace mon petit sac à provisions (celui en tissu qui se range dans un tout petit sac), il était presque propre, et hop, ni vu ni connu que j’te torche la goule avec de la toile de jute, j’ai toujours adoré détourné de leur usage premier les objets ……haut les coeurs….Les autres, dans le bus n’y ont vu que du feu, nous sommes restées très dignes…La classe à l’état pure, enfin surtout chérie jolie, parce que, moi, je commençais à me dire que la journée allait être looooonnnnngue et  je commençais à perdre de l’éclat !

Le reste de la journée fut moins épique, et l’on a pu à loisir, contempler la machine Hollywoodienne à faire des films. C’est vraiment impressionnant de gigantisme, de technologies, d’organisation et de précision. Chérie jolie, a réussi à desserrer les dents au bout de quelques heures, rassurant ainsi le personnel de l’encadrement qui n’avait de cesse de me questionner sur son bien être et sur son enthousiasme quand à sa participation à l’évènement. Doutes, que je balayais, d’un coup de coude à mon acolyte pour lui signifier qu’avec le sourire à l’envers qu’elle avait, ils étaient tous en train de s’imaginer qu’on l’avait forcer à venir, comme ces mères en mal de reconnaissance, qui présentent leurs chérubines dès l’âge de 5 ans à des concours de beautés.

Par la suite ma seule crainte, c’était qu’on me demande ce que je pensais du show, et faut bien l’avouer, j’avais pas réviser…

Avec du recul, j’ai vécu cet évènement comme une apogée dans mon immersion culturelle américaine (du sarcasme, où ça ?).

Un must en poussant un autre……….le granola, tiens de la cuisine, on avait presque oublié pourquoi on était venu !

un mélange d’avoine, de noix, de fruits secs, de graines….caramélisés, à manger avec du yaourt, du lait, même parsemés sur une salade de fruits, des poires pochées par exemple, ou nature, très, très, très bon, tellement que le joli bocal n’a fait qu’une semaine. Je recommence aujourd’hui. Je vous livre ici, un guide, mais libre à vous d’y mettre ce que vous voulez.

 

INGREDIENTS : pour un grand bocal, pour une première tentative, divisez tout par 2.

 

  • 50 g de noix de coco deshydratée
  • 200g de flocons d’avoine
  • 80g d’amandes effilées ou entières ou la forme qui vous convient
  • 80g de noisettes légèrement concassées
  • 50g de graines de tournesol
  • 50g de pistaches
  • 100g de noix de pécans grossièrement concassées
  • 100g de miel ou sirop d’érable ou sirop d’agave
  • 30g de sucre roux
  • 20g d’une huile neutre : pépin de raisin, arachide
  • 1 pointe de cuillère de canelle en poudre
  • 1 pointe de cuillère de gingembre en poudre
  • 1 pointe de cuillère de muscade en poudre
  • des raisins secs ou autres fruits secs (je n’en ai pas mis)
  • des pépites de choc (toutes petites) facultatif, mais perso j’adore.

 

PREPARATION :

     

  1. Répartissez de façon homogène toutes vos graines et noix, y compris noix de coco sur 1 ou 2 plaques de four.
  2. Allumez votre four à 170ºC-180ºC, enfournez vos 2 plaques pour environ 1/2 heure, que les graines commencent légèrement à blondir, mais pas plus.
  3. Dans une petite casserole faîtes chauffer à feu doux les sucres, l’huile et les épices, pendant 2 ou 3 minutes, le temps de dissoudre le sucre.
  4. Sortez les 2 plaques, et versez équitablement le sirop sur vos mélanges. Mélangez bien avec des spatules, de façon à ce que vos graines et noix soient bien enrobées de sirop.
  5. Remettez dans le four pour une autre 1/2 heure, baissez la température si nécessaire. Remuez de temps à autres.
  6. Laissez refroidir et ajoutez les fruits secs ou pépites de choc. Versez dans un bocal hermétique.
  7. Vous pouvez les conservez plusieurs semaines.

 

 

Un grand bravo à ma harpiste préférée, qui m’a fait découvrir un autre horizon que celui de ma fenêtre de cuisine et qui a joué son rôle avec une grande prestance, c’est simple elle a littéralement crevé l’écran, quel talent ! Du coup, je regarderai l’épisode en question, quelque chose me dit que ce doit être le meilleur de tous ! La reine d’Angleterre peut être fière de sa descendance.

Toutes ressemblances avec des faits ou des personnes existantes seraient tout à fait fortuites….

* l’absence de pronom personnel est volontaire. Ca donne de la profondeur !

Un de mes livres préférés :
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SAUMON GRILLE AU CONCOMBRE

 

 

En trois années passées sous le soleil californien, j’ai eu le temps d’apprivoiser les particularités gastronomiques locales, et j’avoue que plus grand chose ne me surprend et j’en suis même venue à apprécier certains shows tv de cuisine, je précise cuisine hein, parce que le reste « pregnant and paralysed », »pregnant and homeless », « pregnant in prison », »pregnant and addicted », »pregnant and morbidly obese »…hum…..Alors, récemment je me demandais pourquoi, je n’achetais toujours pas de magazines de cuisine. Aussitôt dit, aussitôt fait, j’opte pour le magazine de Rachel Ray « Everyday cooking », bilan, beaucoup de pubs, mais bon, faut bien qu’ils vivent tous ces journalistes…le contenu très bof, assez peu inspirant, même pas mis un seul marque-ta-page……………tututututtttttt………plutôt, si, j’en ai mis un, mais pas pour les raisons habituelles qui me font garnir mes mag de petits post-it colorés………Non, voyez-vous, c’était pour que je me rappelle (comme si j’avais pu l’oublier!) que au milieu des recettes de burgers en tout genre, veggie burger, breakfast burger, chocolate burger, kids burger, bbq burger, semi homemade burger, lazy burger…, j’avais découvert une toute nouvelle rubrique assez « innovante » pour un mag de cuisine, et que même BB elle y avait pas pensé (la faute au cerveau de phoque ), Mesdames et Messieurs je vous présente ci-dessous la rubrique : Recettes pour nos amis les bêtes, et bien figurez-vous que eux, on leur fait pas manger des burgers, les chiens américains mangent du bourguignon !

 

 

Wouaf, dirais-je ! Encore un truc qui m’a énervé (je sais, j’ai le nerf délicat, mais quand même !) Je croyais purement français et surtout parisien le syndrome du toutou à sa mémère…ben, faut croire  que non. Y a une devise Shadok qui dit : » IL VAUT MIEUX MOBILISER SON INTELLIGENCE SUR DES CONNERIES QUE MOBILISER SA CONNERIE SUR DES CHOSES INTELLIGENTES. » Je lui trouve là une bien belle illustration.

J’ai plus qu’à me rabattre sur le « Cook’s illustrated » , dont le nom ne laisse aucunement présager l’austérité………………ce magazine est en noir et blanc, par contre côté infos et techniques c’est très bien, on est sur les traces de Julia Child.

Pour en finir avec mes magazines fétiches, chez les français j’aime beaucoup « Saveurs », « Thuriès », et « Cuisine et vins de France », chez les anglais « olive » et pour élargir le panel chez les australiens « Donna Hay ». Je me suis d’ailleurs ridiculisée récemment avec leur numéro de juillet titrant sur une spéciale : plats chauds et reconfortant d’hiver ?????!!!!!!! Jusqu’à ce que je réalise qu’ils habitent sur l’autre moitié de la planète, celle où tu manges le foie gras et la dinde farcie sous un soleil de plomb, parce que Noël tombe au beau milieu de l’été, un truc de malade je vous dis…………Si j’ai bien tout compris, leurs grandes vacances, d’été, donc, finissent en janvier, rentrée scolaire en janvier, tous ces pauvres gens obligés de combiner les vacances d’été et les fêtes de fin d’année. Pensez 2 secondes au casse-tête, emener le déguisement du Père-Noël avec les maillots de bain pour aller passer ses vacances à St Malo, sacrifier une après-midi plage pour aller bouffer la dinde aux marrons,…un truc à se convertir au bouddhisme pour sûr !

 

INGREDIENTS : pour 4 personnes

  • 1 filet de saumon ( avec la peau, mais écaillé)
  • le zest et le jus d’un citron
  • les pluches d’un bulbe de fenouil
  • sel, poivre
  • huile d’olive
  • quelques feuilles de menthe fraîche émincées
  • 300 ml de yaourt
  • 1 ou 2 concombres
  • un petit piment rouge égrainé et détaillé très finement
  • quelques pommes de terre vapeur

 

PREPARATION :

  1. Faîtes chauffer votre bbq.
  2. Faîtes 3 ou 4 entailles parallèles d’environ 1 cm de profondeur dans le filet de saumon, côté peau.
  3. Mélangez ensemble les feuilles émincées du fenouil avec le zest de citron et un splash d’huile d’olive. Farcissez les entailles du poisson de cette préparation, n’hésitez pas à tasser ! Badigeonnez d’un peu d’huile d’olive votre poisson puis, salez et poivrez-le sur les 2 faces. Frottez le saumon avec le surplus d’herbes (gardez-en aussi pour la finition dans l’assiette).
  4. Epluchez les concombres, les coupez en 2 dans le sens de la longueur, et retirez les pépins à l’aide d’une petite cuillère. Détaillez-les en cubes de la taille qui vous sied.
  5. Mélangez-les avec le yaourt, les 3/4 du piment émincé, la menthe, le jus du citron (ne versez que petit à petit, et goûtez pour en mettre juste à votre convenance..), sel, poivre, et un bon trait d’huile d’olive. Réservez.
  6. La partie délicate, la cuisson du saumon. Quand votre bbq est bien chaud, déposez votre poisson côté peau sur la grille, après environ 4 minutes (cela dépend de l’épaisseur de votre poisson), la peau doit être brune et dorée. Avec une spatule, retournez délicatement votre poisson sur l’autre face, pour 2 ou 3 minutes supplémentaires. Dans tous les cas, il vaut mieux moins cuire que trop, rien de pire qu’un poisson sec, idéalement le milieu est à peine cuit. La peau grillée est très bonne, quand le filet est cuit vous pouvez le  retirez du bbq et en prélever la peau que vous remettez sur la braise pour quelques instants de plus.
  7. Servez dans chaque assiette, un morceau de chair de poisson avec un morceau de peau grillée, du concombre et 1 pomme de terre. Parsemez les assiettes du reste de piment et d’herbes, et d’un trait d’huile d’olive.

 


 

Un de mes livres préférés :
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WELCOME IN 2011

 

 

Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2011, emplie de convivialité, amitié, amour et gourmandises, à l’image de cette table de fin de repas de Noël.
 

2011, commence tout juste, on se penchera sur son cas plus tard, laissez-moi plutôt vous parlez de la fin 2010, et plus exactement Novembre 2010.
 

Thanksgiving 2010 : Bloquée dans un lodge au fin fond des Yosemite mountains, affalée dans un sofa face à un feu de cheminée crépitant, des heures durant à contempler et compt

er les petits et les gros flocons de neige. On a vécu comme la famille Ingalls pendant 3 jours, se rejouissant de plaisirs simples, et confits d’une béatitude d’habitude agaçante, mais dans le cas présent assez reposante.
Le temps qui s’écoule si lentement, que tu apprécies les petits gestes simples, parce que tu t’y consacres pleinement, passer une écharpe, mettre un bonnet à tes enfants. Rien d’autre à faire, des moments sans parasitages ni turpitudes, la tête vide.
Habiller les enfants pour qu’ils se ruent dans la crème fraîche, se laisser tomber en arrière sur un matelas blanc, marcher pour entendre le scrouich, scrouich des pas dans la neige, faire 1 bonhomme de neige, puis 2 puis 3, rentrer, se réchauffer, et finalement ressortir pour ne pas en perdre une goutte, luger sur un carton, larver, mais aussi jouer jouer jouer à tous les jeux possibles : dominos, scrabble, cartes, geister….parce que pas d’internet, ni de tv et encore moins de téléphone, comme une cure de désintoxication pour certains…découvrir des empreintes d’ours dans la neige fraîche autour du resto du lodge, voir un raton-laveur sur la terrasse du même resto, lire, lire, lire pour d’autres, parce que toujours pas la moindre connexion électronique. Ca ressemblait si peu à notre rythme habituel que ça valait 10 ans de sport d’hiver à la Plagne à faire la queue pendant des heures avec tes skis, collé à ton voisin de palier.
Pourtant, les oracles n’étaient pas en notre faveur et nous avons essuyé quelques péripéties avant d’arriver jusque là. Prévoyants, nous avons acheté de

s chaînes pour la voiture au cas où il y aurait de la neige ! 1 ère ascension de la montagne, au point P, on enfile les chaînes, 1er ratage, elles sont taillées pour un tracteur. Déterminés, on a bien essayé de faire des noeuds pour ajuster les maudites chaînes, mais on a fait que 10 mètres avec, compte tenu du bruit généré (à quelques décibels près, le décollage d’un tupolev) et du regard suspicieux des autres automobilistes ! Nous rendant à l’évidence, nous voilà contraints de faire demi-tour, sur la route, on trouve un boui-boui, entendez par là un cabanon très rustique, tenu par un australopithèque (âge indéterminable entre 40 et 70, longue barbe, comme celle du Père-Noël , mais en beaucoup moins blanc, sourire dévoilant une dentition très loin du standard surfer californien) au demeurant très gentil et très confiant quand à la durée de vie des chaînes rouillées d’occasion qu’il nous vend ! C’est reparti, re-ascension, re-chaînage, IMPEC ! Merci cro-magnon, tu sauves notre journée (dixit le coloc !)………Enfin, ça c’est jusqu’à ce qu’une chaîne pète au bout de 2h de route. Et là, c’est plus la même chansonnette, on est au milieu d’un parc national américain, habité majoritairement par des ours et des rangers, sauf que c’est Thanksgiving, alors les rangers de l’espace y sont au chaud devant une dinde chez la belle-mère, ou l’inverse. Donc pour faire le point de la situation, 3h de l’après-midi, soit environ 1h avant la tombée de la nuit, 4 roues, dont une seule chaînée, de la neige partout, pas de réseau téléphonique, et les lardons qui piaillent parce qu’ils ont faim, mais ça d’un coup c’est plus très grave !……………….Bon si je vous parle aujourd’hui, ça ne fait pas trop de mystère qu’on s’en est sorti sain et sauf, sans même avoir recours au canibalisme (les enfants n’étant pas assez gras à notre goût!)

Nous fûmes chanceux, notre déconvenue nous est arrivée à quelques km du visitor center, où un garagiste a eu la bonne idée de s’installer. Après notre 3ème achat de chaînes, nous avons pu continuer notre périple à travers la forêt, et finalement arriver jusqu’au lodge du fin fond du park. Et quel endroit ! des chalets perdus dans une forêt enneigée. Evergreen, ça s’appelle, retraite pour bobo-écolo, où dans chaque bungalow une charte t’explique pourquoi il fait 0ºC dans ta chambre ! c’est pour préserver la nature, et arrêter l’effet de serre que tu restes blotie les uns aux autres autour d’un petit poele toute la première soirée durant. Surveillant nerveusement la montée très très lente des degrés sur le thermostat, et criant au crime à qui laisse la porte ouverte 2 demies secondes ! FIN DE JOURNEE ! Dormir ! Tôt ! parce que pas de tv ou d’internet, juste une radio satellite pour assouvir les besoins en boutons de certains (qui se sont d’ailleurs acharnés à nous trouver toutes les stations possibles ! Les pauvres !). Le silence des matins enneigés.

De la neige au gâteau au chocolat, il n’y a qu’un petit pas, que je franchis allègrement pour vous présenter THE MANJARI FINANCIER de Derek Poirier, représentant de Valronha aux US.

 

FINANCIER AU CHOCOLAT

 


 

J’ai assisté il y a quelques mois à une démo-dégustation de chocolat Valrhona, qui ne m’a pas laissée de glace dois-je dire ! Pourtant, de prime abord, les recettes présentées bof bof : une crème brûlée au choc, un financier choc et un brownie, je m’attendais à plus originale, qu’à cela ne tienne j’assiste à la démo, j’apprends les prémices de dégustation en matière de chocolat, et à la fin je goûte les 3 recettes énoncées, que Derek a réalisé devant nous, et là, le WOUAOUH !!!! Même si l’énoncé manquait de prestige, le résultat est complètement bluffant, le financier est méchant ! La crème brûlée soyeuse comme jamais, j’ai par contre des réserves sur le brownies n’étant pas vraiment fan, mais ça n’engage que moi. En cadeau de fin d’année je partage avec vous la recette du financier, évidemment la même recette avec un chocolat ordinaire, donnera pour sûr un résultat ordinaire !
 

INGREDIENTS : pour un moule à gâteau d’au moins 20 cm de diamètre (le financier ne doit pas être trop épais)

  • 250 g de crème liquide entière
  • 80 g de sucre glace
  • 70 g de farine tout usage
  • 70 g de poudre d’amande
  • 7 g  de levure chimique
  • 95 g de beurre fondu
  • 185 g de blancs d’oeufs
  • 215 g de chocolat valrhona manjari à 64%

 

PREPARATION :

  1. Coupez le chocolat en petits morceaux ou en copeaux et mettez le dans un grand saladier. Dans le même temps faîtes chauffer la crème liquide.
  2. Versez la crème chaude en 3 fois sur le chocolat, en mélangeant intimement à chaque fois, jusqu’à ce que le chocolat soit complètement fondu (vous obtenez une ganache).
  3. Faîtes fondre le beurre, laissez tiédir.
  4. Dans un même récipient, passez au tamis le sucre glace, la farine, la levure et la poudre d’amande. Mélangez, puis ajoutez les blancs d’oeufs (non montés), le beurre fondu tiédi, et enfin la ganache au chocolat. Mélangez délicatement.
  5. Versez la préparation dans un moule préalablement beurré ou recouvert de papier cuisson beurré itou.
  6. Réfrigérez la pâte 1 ou 2 heures avant cuisson.
  7. Juste avant d’enfourner, vous pouvez ajouter quelques décos, pour ma part des perles de chocolat valrhona évidemment.
  8. Cuisez dans un four préalablement chauffé à 170 ºC pour environ 30 à 40 min, dépendant de votre four. Le financier n’est que meilleur s’il est tout juste pris dans le milieu.
  9. Certains le préfèrent le lendemain, pour ma part c’est encore tiède le jour même.

 

Un de mes livres préférés :